Les sourires du lac Inle

Après presque deux ans d’absence, je crois qu’il était temps de reprendre le clavier. Pour dire vrai, je me sens un peu coupable de ne pas avoir terminé le récit de mon périple en Asie et de mon voyage plus généralement mais je pense que c’était pour moi un moyen de ne pas fermer le chapitre enchanté de cette partie de ma vie. Or, il y a quelques jours j’ai réalisé que c’était absolument idiot de ne pas continuer à écrire sur ce qui me faisait vibrer !

Aussi avec deux ans de retard, voici l’épisode sur le Lac Inle. J’avais déjà écrit tout un texte sur le sujet mais plutôt que de vous faire un vulgaire copier/coller, je vais vous raconter mon périple au lac Inle et les merveilleux sourires que j’y ai croisés.

Je n’ai jamais vu quelque chose de semblable au lac Inle. S’il existe 7 merveilles dans le monde, le lac devrait être la 8ème (si j’ai déjà dit ça dans un précédent article alors ajouter le à la liste des merveilles du Monde selon Charline ;) ). Ici, toute la vie s’organise non seulement aux abords du lac mais aussi sur le lac en lui même. En Asie, beaucoup de touristes sont lassés de visiter des temples, des temples et encore des temples… Il faut dire qu’après avoir découvert les merveilles archéologiques de Bagan, arpenter le plus long pont en tek du monde près de Mandalay, je ne pensais pas pouvoir être plus émerveillée.

Tout commence par un début de matinée ensoleillé. En pirogue Simone ! Hé oui ! Qui dit visite du lac dit moyen de locomotion adapté. C’est donc grâce à une pirogue pétaradante et fumante que j’ai entrepris la découverte de ce lieu magique.



Au petit matin, les pêcheurs font tous le pied de grue – au sens propre comme au sens figuré – en attendant que les poissons (des carpes principalement) se prennent dans leurs filets. Cependant, la pêche n’est pas la seule activité sur le lac. En effet, outre les agriculteurs qui entretiennent des potagers sur des plants en contact direct avec l’eau, les birmans confectionnent de nombreux produits liés à l’artisanat. Tisserands, fabricants de papiers, de cigares, bijoutiers qui travaillent l’argent fourmillent sur cette étendue d’eau douce de plus de 12 000 hectares (120 km2). C’est juste incroyable de voir une telle activité s’opérer sur l’eau ! 

Aux abords du lac, toute une agriculture s’est développée principalement autour de la canne à sucre. L’intensification de cette agriculture est d’ailleurs une des causes de la degradation de l’écosystème si fragile du lac – sans parler du tourisme et de l’augmentation de la population.

La parenthèse protection l’environnement fermée, c’est du sourire birman que je voulais vous parler. Ces sourires je les ai croisés à de nombreuses reprises sans discontinuer.  C’est la fierté que  j’ai pu lire dans le sourire de cet agriculteur  lorsqu’il me tendait une tablette de sucre écrasé par les roues d’un scooter? voiture? C’est l’effort et la pudeur qui transparaissaient à travers le sourire de cette  femme  qui portait une motte de cannes à sucre bien plus grosse qu’elle. C’est aussi la force tranquille de notre piroguier qui nous a fait voguer à travers la quiétude du lac Inle…

Ces femmes et hommes et leurs sourires m’ont marquée. Et dans les moments un peu  moins légers je me souviens d’eux et mon sourire réapparait. ;)

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