Once upon a time in the outback… #1

Il était une fois dans le désert australien – outback, une route, immense, interminable, bordée par une végétation aride. Sable rouge et cailloux à perte de vue. Sur Stuart Highway, seuls le soleil et le vent vous tiennent compagnie. Les panneaux signalant la présence d’animaux ponctuent parfois cette route longue de plus de 3 000 km* qui relie le sud de l’Australie (Adélaïde) à l’extrême nord (Darwin – Top End) . Quand ce ne sont pas les panneaux, ce sont les charognes que l’on voit s’attrouper autour du cadavre d’une bête. Aucun signe de vie humaine sur des kilomètres. Après en avoir parcouru quelques centaines, on peut avec beaucoup de chance tomber sur des stations essences. Petites oasis dans ce paysage sans vie.  Nul besoin de vous mentionner le prix de cet or noir en ces endroits.

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Le désert malgré ses conditions de vie extrêmement rudes recèle de nombreux trésors. Certains accessibles facilement, d’autres pour lesquels il faut savoir s’armer de patience. La route est longue, tout comme le billet à venir. Pour vous faciliter la lecture, j’ai donc décidé de diviser mon récit en trois parties. La première commence ici…

Après avoir quitté Adélaïde, j’ai donc entamé mon périple à travers le désert australien, l’outback comme on le nomme ici. Le désert on l’imagine. Le vivre est une chose complètement différente. J’ai été estomaquée devant la démesure de ces étendues de terres vierges, devant les différentes couleurs et les changements de végétations au fur et à mesure que je m’enfonçais sur Stuart Highway. La route semble être la même sur des kilomètres. Je me suis parfois demandée s’il y avait une fin, un bout, un point de repère qui pouvait me dire que j’avais bel et bien avancé. Déroutant, c’est le mot. Il faut aussi bien comprendre que le désert ce sont des température extrêmes. En voiture, le moteur chauffe très rapidement, tout comme les passagers. J’ai bu des litres et des litres d’eau sans ressentir le besoin d’aller vider ma vessie. Incroyable ! ;) Lorsque l’on traverse le désert, on passe par toutes sortes d’émotions : la surprise lorsque l’on découvre une ville plantée au milieu de nul part, l’étonnement lorsque l’on tombe des sites naturels encore préservés, la joie lorsque l’on trouve une station essence après que le voyant lumineux « réserve » soit allumé depuis  une heure, la peur lorsque l’on voit un troupeau de vaches traversé tout azimut devant la voiture. Beaucoup d’émotions, beaucoup de découvertes. Il s’en passe finalement des choses dans le désert !

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Coober Pedy, la ville sous terre :

Le premier trésor que j’ai rencontré sur ma route est Coober Pedy. Cette ville est la capitale minière de l’opale, une pierre précieuse. Mais la particularité de Coober Pedy, mis de côté l’opale et tout le commerce qu’il y a autour, c’est d’être construite sous terre. Maisons, boutiques et mêmes églises sont bâties ainsi pour résister aux températures estivales qui atteignent les 50°C.  Histoire de me mettre aux couleurs locales, j’ai visité une mine et passé la nuit dans une grotte ! Attention, pas n’importe laquelle, une grotte avec électricité s’il-vous-plait ! ;)

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Le majestueux Uluru :

Après une halte à Coober Pedy, je suis arrivée devant le trésor le plus connu de l’outback et certainement le plus majestueux d’entre tous, j’ai nommé l’Uluru.  Cet immense monolithe de 3,6km de longueur et de plus de 300 mètres de hauteur ressemble à un phare au milieu de cet océan désertique. Uluru est un site sacré pour la tribu aborigène des Anangu. « Selon leur tradition, les êtres du « Temps du rêve » ont façonné les formes du monde. Uluru est l’une d’entre elles. Le rocher est un des points du chemin parcouru par les ancêtres au temps du rêve, période de la formation du monde. Ce chemin était parcouru annuellement par diverses tribus afin de perpétuer la mémoire et de stimuler les esprits. » (Source wikipedia).  Site sacré, cela reste à prouver, selon les dires de certains australiens que j’ai rencontré… Quoi qu’il en soit, l’immense rocher n’en demeure pas moins impressionnant.

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Le problème quand on est au milieu du désert c’est qu’il fait chaud, très chaud. Alors, pour pouvoir apprécier sereinement la somptueuse palette de couleurs qui se décline sur Uluru selon la progression du soleil dans le ciel, mieux vaut se lever tôt. En effet, passées les 10heures, c’est sous un soleil de plomb et assailli par des centaines de mouches que vous pourrez admirer le rocher. Option la moins alléchante, je vous le garantie ! J’ai pour ma part investi dans un « flynet », comprenez « mouche-tiquaire ». Le résultat est plus que satisfaisant. ;)

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Non loin de l’imposant Uluru se dressent les tout aussi splendides KataTjuta (Monts Olga). Ces 36 blocs rocheux  de la même matière qu’Uluru forment des gorges et des sentiers profonds.  Là encore, mieux vaut les visiter très tôt le matin pour éviter les insolations ! C’est vers 11heures que j’ai visité les monts. Je n’en garde pas le meilleur souvenir…

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J’ai bien entendu été émerveillée par l’ambiance qui se dégage d’Uluru mais j’ai aussi été dérangée par plusieurs choses. Je la joue française à fond sur ce coup ! ;) La première l’irrespect des touristes et l’irresponsabilité des dirigeants du parc. L’Uluru est, comme je l’écrivais un peu plus haut, un site sacré et vénéré par les aborigènes. Tout du moins c’est la version qu’on donne aux touristes tels que moi. Malgré cela, les responsables du parc permettent encore aux touristes de gravir le rocher. Autorisation tacite puisqu’un énorme panneau « climbing is closed » se dresse devant le départ de l’ascension. En dépit des morts récentes et de la profanation d’un site « sacré » les responsables du parc baissent les yeux… Les touristes quant à eux, irresponsables et irrespectueux continuent à gravir Uluru comme si de rien n’était par une chaleur étouffante. Le second point désagréable de ma visite : le manque de point d’eau. Pour pouvoir se promener dans le parc et ne pas risquer la déshydratation, il faut  emporter au moins deux litres d’eau sur soi. Problème, une fois qu’ils sont bu difficile de trouver un point de ravitaillement digne de ce nom. Seule solution : trouver un peu de fraicheur dans les salles climatisées du centre d’information.

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Après avoir attendu quatre bonnes heures là-bas, il faisait 40°C ce jour là, j’ai pu assister à un magnifique coucher de soleil sur Uluru. Je vous laisse admirer les différentes teintes que prend le rocher en fonction des rayons du soleil. C’est tout simplement magique !

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*3 000 kilomètres c’est un peu plus que la distance Paris-Moscou à vol d’oiseau…  

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