La Gold Coast, ses surfeurs et ses méduses

Après avoir dit au revoir à mes petits mangeurs d’eucalyptus au sanctuaire de Lone Pine, je suis partie direction la Gold Coast. La Gold Coast, j’en avais entendu parlé avant même d’arriver en Australie : des plages mythiques, du surf, du surf et encore du surf et des filles en bikini aussi. ;) Située au sud de Brisbane, la Gold Coast c’est une succession de stations balnéaires qui s’étendent sur plus de 50 kilomètres le long du littoral. Avec plus de 300 jours de soleil par an, c’est La destination vacances préférée de beaucoup d’Aussies. J’ai donc décidé d’y passer une semaine, histoire de m’acclimater à l' »Australian way of holidays« . Je n’ai pas été déçue du voyage !

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Première étape : Surfers Paradise

Je disais donc que la Gold Coast c’était plus de 300 jours de soleil par an. Et bien, chanceuse que je suis, j’ai vu un panel des 65 jours restants !  Pluie, vent et ciel gris ont été les principaux compagnons climatiques de ma semaine. Malheureusement, le temps n’a pas été la seule déconvenue. En effet, Surfers Paradise, son immense plage de sable, ses terrains de beach volley et ses cabines de sauveteurs m’ont déçus. C’est la première fois depuis le début de mon road-trip en Australie que je tombais sur un littoral aussi bétonné. Buildings à perte de vue, circulation dense, ambiance « surfaite », loin bien loin de la décontraction et de la mentalité « sport pour le sport » des australiens qui me séduit tant.

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Deuxième étape : Coolangata

La deuxième étape de mon périple m’a amenée à Coolangatta, une station balnéaire familiale où l’ambiance tranchait complètement avec celle de Surfers Paradise. Ici, pas de chichis. Les joggers font leur footing matinal le long du bord de mer, au déjeuner les parents se retrouvent pour pique-niquer pendant que leurs enfants construisent des châteaux de sable et l’après-midi les surfers viennent taquiner les vagues.

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J’ai donc décidé de prendre le pas et suis partie louer une planche de surf. Bon, je l’avoue, ce sont plus les vagues qui m’ont taquiné qu’autre chose ! J’ai eu beau excellé au Paddle sur la Grande barrière de Corail, sur un surf j’étais beaucoup moins à l’aise… Il faut dire que mes notions en la matière remontaient à l’âge de mes 12-13 ans sur les côtes bordelaises. Malgré un maintien de la position accroupie pendant plus de 5 secondes, mon fessier n’a jamais voulu décoller ! Et quelque part, je lui dis merci. Pourquoi ? Car après avoir effectué quelques plongeons involontaires dans l’eau glacée, je me suis aperçue que ladite eau était infestée de méduses bleues… Croyez-vous que le sauveteur qui ne cessait de faire des aller-retours sur son jet ski à 500 mètres de moi aurait eu l’intelligence de me prévenir ? Non, non… Ah, les australiens et leur « cool-attitude » ! Deux jours après, un habitant de Coolangatta m’a expliqué que les méduses bleues n’étaient pas spécialement méchantes même si leurs piqures pouvaient faire mal. En revanche, selon lui, ce qui aurait-du m’inquiéter ce jour là ce sont les requins ! En effet, le sauveteur que je pensais inutile sur son jet-ski scrutait les profondeurs de l’eau pour s’assurer qu’aucune de ces bêtes aux dents émaciées ne viennent croquer du surfeur. Entre les méduses et les requins, je ne suis finalement plus très sûre que coolangatta soit si cool que ça !

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Troisième étape :  Byron Bay

Après avoir surfé comme une amatrice professionnelle sur les plages de Coolangatta, j’ai repris la route direction Byron Bay. Pour vous la décrire dans les grandes lignes, Byron Bay est un peu ce que le caviar russe est aux œufs d’esturgeon : le « must », le nec plus ultra, la crème de la crème. Bien que très touristique, la ville conserve une âme, un charme et un petit je ne sais quoi des stations balnéaires méconnues.  Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si de nombreuses personnalités du show-biz ont une villa là-bas. Byron Bay est bordée par de magnifiques plages et des promenades revigorantes situées au cœur d’un parc national protégé. La ville possède même un joli phare, érigé sur une colline à la plus extrême pointe est du continent australien. Le panorama y est d’ailleurs splendide.

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Quatrième étape : Nimbin

Lorsque l’on s’éloigne un peu de Byron Bay et de la Gold Coast, on tombe sur un petit village de hippies :  Nimbin. Et moi qui pensais que le seul village où l’on pouvait encore les trouver se situait à Katoomba dans les Blues Mountains, j’avais tord. A Nimbin, le commerce de l’herbe (la weed) est religion. A peine arrivée que l’on commence à m’assaillir pour savoir si je suis intéressée pour en acheter. (Papa rassure toi, j’ai dit non ! ;)) Même si le commerce du cannabis est illégal en Australie, disons qu’à Nimbin il est toléré. Tous les ans, début mai, un festival assure la promotion de cette herbe. Légaliser la weed, tel est leur credo. Pour être franche, je trouve que Nimbin ressemble moins à une ville de hippies qu’à une ville de junkies. La plupart des gens que j’ai croisé dans la rue principale avaient l’air bien ensuqué par cette herbe « magique ». Les valeurs hippies et leur rejet de la société de consommation trouvent ici une contradiction : le commerce de la weed et de tous les grigris à son effigie (cendriers Bob Marley, boîte à tabac, etc). Le plus drôle, c’est certainement que même les mamies se mettent à ce commerce lucratif :  « Do you want a cookie? ».

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