Jungle thaï, moustiques et éléphants

Hello, Hello !

Aujourd’hui j’ai décidé d’enfiler la casquette « Bernard de la Villardière » pour vous proposer un récit « 100% exclusif » au coeur de la jungle thaïlandaise à la rencontre de ses tribus reculées, de ses moustiques et de ses éléphants… Un programme riche en perspectives !

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Après avoir affronté les températures négatives sur un glacier en Nouvelle-Zélande, bravé les dangers de l’outback en Australie, j’ai décidé de jouer les aventurières dans la jungle thaï. Dans les pays asiatiques, c’est un fait, mieux vaut ne pas s’aventurer seuls dans ce type d’environnement. A Chiang Mai, une ville située au nord du pays, de nombreux tours opérateurs proposent des trecks de 2, 3 ou 5 jours dans la jungle avec nuit(s) dans des villages tribaux, sessions de rafting et randonnées à dos d’éléphants.

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Les tours organisés m’effraient un peu je l’avoue… J’ai donc bien veiller à ce que nous ne soyons qu’un petit nombre à réaliser le treck de 2 jours auprès de l’agence. Affirmative, la conseillère m’explique que nous ne serons pas plus de 12. :-) Rassurée, je réserve le treck. Le lendemain, arrivée au point de rencontre, je comprends que nous sommes bien 12. Oui, 12 groupes de 12… Same same but different ! N’est-ce pas ?! ;-) J’exagère un peu (une fois encore) mais nous étions bien 5 groupes de 12, ce qui, pour un « treck en petit nombre » n’est pas si petit que ça ! Ahhh la Thaïlande et son sens de la nuance !

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Un peu déçue mais pas spécialement étonnée nous commençons la randonnée. Notre guide nous arrête à une première cascade. Tout le monde s’extasie. Je joue les rabat-joie mais des cascades j’en ai vu un paquet et des plus belles à Litchfield Park au nord de l’Australie. Alors, pas vraiment de quoi sauter de joie pour moi. Oui, oui, je râle ! Et alors ?! :-p

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Notre guide nous affirme que l’on peut « sans danger » escalader les parois et sauter depuis le bord de la cascade. Nous sommes en Thaïlande, pays où les ceintures de sécurité n’existent pas, pays où les gamins de deux ans sont posés tels quels à côté du conducteur sur le siège passager.  Apparement, sur les « 12 groupes de 12 » beaucoup semblent l’avoir oublié… Les trois premiers téméraires sautent et ressortent de l’eau avec de grosses marques rouges sur les fesses et le dos. Une fille manque de glisser et de se fracasser le crâne contre la paroi, tandis qu’une autre prend une sacré claque au niveau des fesses et peine à ressortir de l’eau. Je ne parle pas de la troisième qui, sous les gloussements de « ses copines », à failli se noyer. « Tu ne veux pas y aller ? » me demande une polonaise. « Euh, non merci« , je lui réponds » j’ai encore beaucoup trop de pays à visiter« . (Ah ces touristes !)

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Après ces petites cabrioles nous reprenons la randonnée. Et là, je ne vous raconte pas l’épreuve physique d’un tel exercice qui, au demeurant, semble parfaitement anodin. Pour faire court : 800 mètres de dénivelé sous 36°C. « Allez, bon courage !  » C’est donc rouge comme des tomates, la respiration haletante et le tee-shirt trempé que les 12 groupes de 12 (moi y compris) sommes arrivés au village tribal.

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Sur place, je dois l’avouer, la vue est à couper le souffle. Mon groupe de 12 bénéficie d’un emplacement de choix : hutte  haut perchée avec terrasse surplombant la jungle. Somptueux ! Dans le village, le temps semble s’être un peu arrêté. Les maisons sont construites en bambous, les chemins en terre sont à peine tracés. Ici, pas d’électricité, pas d’eau courante.  Je vous fait grace de l’épisode  « Charline et la douche à l’eau froide, dans le noir, avec les moustiques gros comme une main ». L’ambiance dans le groupe est bon enfant et chaleureuse. Après le diner nous avons le droit à un  spectacle organisé par les enfants du village. Mon ressenti est négatif sur le sujet. Je n’avais pas l’impression que les enfants prenaient du plaisir à chanter. Il était 21h30 passées et le petit bout de 4 ans qui se tenait devant moi avait l’air très fatigué. A la fin de la représentation, les aînés ont agité une petite soucoupe blanche devant nous. Chacun leur a donné un billet. Plus aucun sourire de leur part. » Blanc = pompes à fric ». C’est malheureusement ce que les adultes leur enseignent dès l’âge de 3 ans.

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Après une bonne nuit de sommeil, nous repartons le matin direction la randonnée à dos d’éléphants. Là encore, désenchantement ! Les éléphants sont maltraités. Attachés à des chaînes d’1,50 mètres de long, les pachydermes sont roués de coups par leurs gardiens. C’était la première fois que je montais à dos d’éléphant. C’est impressionnant mais le souvenir reste amer.

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Après cette mésaventure place au rafting. Et là, j’ai vécu un grand, très grand moment ! Avant de monter à bord du canoë, le moniteur ne nous donne aucune consigne de sécurité. Il nous fournit quand même des casques et des gilets de sauvetage au cas où. Sauf que je me demande bien comment l’un d’entre nous aurait pu se noyer ce jour là : le niveau de l’eau n’atteignait pas les 10 centimètres ! Et qui dit niveau bas, dit canoë qui n’avance pas. Quand nous sommes finalement parvenus à arriver au point d’arrivée nous avons « switcher » avec des canoës en bambou. La bonne idée !  Notre pilote, un peu feignant, n’avançait pas très vite. Si bien qu’après 3 minutes à ramer, nous avons entendu des gens derrière nous crier : « Watch out ! Carefull !« . Un autre canoë en bambou était tout simplement en train de nous foncer dessus et le pilote ne semblait rien pouvoir faire.  Contraints et forcés, nous avons dû abandonner le canoë et nous jeter dans les 10 centimètres d’eau ! Le Titanic, version thaïlandaise !  Les fesses trempées nous avons réussis à regagner ce qu’il restait de notre embarcation et terminer la balade sans difficultés majeures.

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Vous l’aurez compris chers lecteurs, je garderai un souvenir immuable de la jungle thaïlandaise, ses moustiques et ses éléphants… Oh My Buddha ils sont vraiment fous ces thaï là !

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